Tests et Dossiers

Test HTC Desire S

Le HTC Desire S est comme son nom l’indique, le successeur du HTC Desire, un smartphone qui a eu beaucoup de succès partout dans le monde et a contribué en partie à la démocratisation d’Android en France notamment. Le HTC Desire S est-il son digne sucesseur? Réponse dans ce test.

Une fois n’est pas coutume, ce test aura un format un peu particulier, insistant plus sur mon ressenti que sur les caractéristiques techniques ou l’interface HTC Sense que l’on connait maintenant par coeur.

Il est donc bien évidemment subjectif, et il représente un avis personnel, avec toutefois le recul de plusieurs dizaines de tests de terminaux Android.

Tiens mais il manquerait pas un truc?

Avec ce HTC Desire S, on s’attend légitimement à une version améliorée du HTC Desire, avec de meilleures caractéristiques, une meilleure ergonomie, en bref on veut “plus”.

Cependant, dès qu’on sort le HTC Desire S de la petite boite (on va dire que HTC s’inspire d’Apple pour le packaging), et bien la première chose qu’on aperçoit c’est qu’il manque un truc. Ce “truc” c’était l’invention géniale qui mettait selon moi HTC devant ses concurrents sur le marché des smartphones Android : le trackpad ou trackball, en d’autres termes la petite boule qui permettait de se déplacer dans les menus ou le texte de manière si pratique, et qui en plus sur certains terminaux s’illuminait pour signaler des notifications. Bref, une merveille d’ergonomie, qui a purement et simplement disparu sur le HTC Desire S.

Mais quelle mouche a donc piqué les designers de HTC? Après avoir pris une grande respiration, on se dit qu’ils ont sans doute trouvé un truc génial au niveau de l’interface graphique pour composer ce manque… On verra plus tard dans ce test si c’est le cas.

Mis à part ça…

En mettant de côté cette erreur de design monumentale, il faut avouer que ce HTC Desire S est très loin d’être laid et a un look and feel vraiment classe avec sa coque unibody inspirée du HTC Legend.

La finition est parfaite et le poids de l’engin lui confère une impression de solidité qui à priori n’est pas usurpée.

On retrouve également les parties en téflon caractéristiques des smartphones HTC et on ne peut que se réjouir que le fabricant taïwanais n’ait pas abandonné cette caractéristique là.

Size matters… ?

Etant un utilisateur du Nexus S et de son écran 4 pouces depuis maintenant plusieurs mois, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que ce HTC Desire S semblait petit avec sa diagonale d’écran de “seulement” 3.7 pouces.

Est-ce vraiment un problème? A l’heure où tous les fabricants ont tendance à faire dans la surenchère à ce niveau, HTC sort un appareil à la taille qui était le standard il n’y a pas si longtemps que ça.

Et bien ce n’est pas forcément plus mal… Du moins je suis persuadé que cette taille d’écran a encore sa place sur le marché où les appareils sont de plus en plus grands et prennent de plus en plus de places dans nos poches.

Certes, on y perd un peu en confort de lecture (et accessoirement en ergonomie vu qu’on est en mode full tactile), mais si vous voulez regarder des films, vous pourrez toujours le faire sur votre future tablette (oui, vous allez craquer).

Et y a quoi à l’intérieur?

Concernant la puissance de la bête, et bien on reste sur du processeur simple coeur mais rien à signaler au niveau de la fluidité de l’interface ou de la majorité des applications. Vous devrez cependant faire une croix sur la dernière génération de jeux, notamment ceux exploitant le processeur NVIDIA Tegra 2.

Les capacités multimédia sont quant à elle tout juste acceptables… On ne reviendra pas dessus mais certains des concurrents du HTC Desire S font bien mieux notamment au niveau de la photo.

On note la présence d’une caméra frontale qui permettra de profiter des fonctionnalités de visio-chat.

A la recherche de l’innovation…

A l’intérieur de ce HTC Desire S, on retrouve la désormais classique interface HTC Sense que l’on connait bien, cette fois basée sur Android 2.3.2 Gingerbread.

Alors là, on se dit que HTC a sûrement trouvé un truc génial pour compenser l’absence de trackball. Manque de bol, ce n’est pas le cas. Certes, le copier-coller avec sa fonction zoom à la iPhone est bien sympa, mais la navigation dans les menus ou les mails est laborieuse.

Le clavier virtuel quant à lui est similaire à celui présent dans les anciennes version de HTC Sense et omet simplement les améliorations apportées par Gingerbread à ce niveau.

Par ailleurs, la saisie vocale, qui aurait pu aider à la saisie de texte en remplaçant le clavier virtuel, ne semble pas être disponible en français, ou alors c’est vraiment que j’articule mal…

Résultat? On se retrouve avec un téléphone à l’ergonomie douteuse et on se surprend à galérer pour faire des manipulations simples qui se faisaient en une fraction de seconde avec l’ancienne génération HTC.

Le HTC Desire S, si mauvais que ça?

Vraiment, j’aimerais beaucoup comprendre quelle est la motivation du retrait de la trackball chez tous les mobiles de la nouvelle génération HTC. J’ai la naïveté de croire à une réflexion de design poussée et réfléchie qui aurait abouti à ce choix mais je soupçonne plus un souci bassement matériel pour minimiser les retours d’appareils, mais c’est un autre débat.

Bref, mettons de côté cette obsession pour le trackball, les autres marques n’en proposent pas non plus pas vrai?

Toutefois, cela ne fait pas du HTC Desire S un mauvais téléphone, son look et sa finition sont excellents, ses performances tout à fait correctes, mais on n’a pas vraiment l’impression de se retrouver en face d’un digne successeur du HTC Desire et c’est bien dommage tant il y avait du potentiel pour faire un nouveau best-seller.

En tout cas, je tiens à remercier Expansys pour le prêt du HTC Desire S que vous pourrez retrouver sur leur site à un prix de 465 euros.

Galerie photo

Related Articles

L’appareil photo du Galaxy S4 est supérieur à celui de l’iPhone 5 et fait mieux dans certains cas que celui du Nokia Pureview 808

Frederic

Télécharger la version pré-test d’Android 4.4.2 pour votre Galaxy S4 GT-I9505

Olivier

Scrambled net : un jeu de réseau non social

18 comments